Ce 27 mai 2026, le
Elle s’est déroulée au Chant D’Éole à Quévy et a réuni quelque 260 professionnels du secteur (entreprises, affréteurs, logisticiens et bateliers). Au cours de cette journée, différentes thématiques ont été abordées.
Bilan de la mobilité et des infrastructures en Wallonie et perpectives (présentation de Pol Flamend, Directeur général du SPW MI)
Chiffres du transport fluvial 2025
• En Wallonie : 31 MT pour 450 km de voies navigables, un chiffre en recul et le plus faible depuis 20 ans, mais néanmoins un volume qui reste significatif. Si les perspectives restent délicates, le début 2026 apporte une petite note encourageante : on constate une stabilisation, voire une légère hausse des chiffres, portés par le trafic intérieur et les matériaux de construction.
• L’intermodalité en Wallonie, ce sont :
- 6 terminaux actifs,
- 48 liaisons/semaine (Anvers, Rotterdam, Italie, Chine, Roumanie),
- 90 000 TEU fluviaux,
- 165 000 TEU Ferroviaires.
Infrastructures
Le Plan d’investissement des voies hydrauliques (2026-2029) :
• Investissements ciblés concertés avec les acteurs du secteur ;
• 312 M€ sur 5 ans (≈62,5 M€/an) pour renforcer la fiabilité et la performance du réseau ;
• Effet levier : double la capacité annuelle habituelle de ≈65 M€/an à 128 M€/an ;
• Priorités :
- Fiabilisation des infrastructures (berges, écluses, quais…),
- Sécurisation du plan incliné de Ronquières,
- Modernisation des barrages,
- Digitalisation et sécurisation des horaires (télégestion),
- Amélioration de la navigation (manœuvres, croisements, goulets).
Transport ferroviaire : du neuf !
• 4 nouvelles liaisons ferroviaires depuis ou vers des terminaux wallons :
o Garocentre – Anvers,
o Trilogiport - la Slovaquie,
o Liège Logistic Intermodal - la Roumanie,
o Liège Logistic Intermodal - l’Italie.
• Une nouveauté : Liège Logistic Intermodal peut aujourd’hui charger sur les trains des remorques non préhensibles via un « plateau ». Ce système évite l’usage de grues lourdes et rend le transfert plus rapide, plus simple et plus efficace.
• Le terminal de Ghlin-Baudour, géré par Deschieter Logistique, est aujourd’hui pleinement opérationnel.
• Le projet d’extension et de réaménagement du site d’Athus a obtenu son permis début mars.

Quelques bonnes nouvelles concernant le transport fluvial
• La nouvelle zone portuaire d’Engis a été inaugurée le 12 mai 2026. Développée par le groupe Eloy et exploitée par Euroports, cette plateforme privée bénéficiera aussi d’un renforcement du quai réalisé par le SPW.
• Le transfert fluvial de 300 000 tonnes de terres non polluées entre Farciennes et Feluy, via le quai de Manage, et ce en 3 mois, a représenté un chantier hors norme et exemplatif car silencieux et sans encombrer le réseau routier.
Panel d'experts
Un panel d'experts basé sur la thématique des services rendus aux usagers a notamment discuté des points suivants :
- Les chantiers ayant débuté (comme l'élargissement du canal Nimy-Blaton-Péronnes-secteur 5, la réhabilitation des stations de pompage et des portes des écluses de Péronnes et de Maubray ou encore l'adaptation du bassin de virement d’Auvelais);
- La maintenance des voies d'eau reposant, en Wallonie, sur une organisation combinant expertise interne, sous-traitance ciblée et marchés spécialisés et assurée pour l'essentiel par les équipes du SPW , complétées par des prestataires externes pour des besoins techniques spécifiques.
- Les études nautiques permettant d’améliorer les conditions de navigation, de vérifier l’accessibilité des voies d’eau, d’assurer la sécurité de la navigation et d’optimiser l’utilisation des infrastructures, tout en éclairant les choix d’investissement.
- Les acquis récents en termes de communication vers les usagers des voies navigables (par ex : l'existence d’une carte en ligne reprenant tous les travaux planifiés en Wallonie et chez les gestionnaires voisins ; la volonté de concertation pour la planification de chantiers avec impact conséquent sur la navigation ou la mise en place d'un Liveblo pour des chantiers entraînant une interruption de la navigation de plus longue durée)
Ce panel a conclu que les besoins des usagers sont aujourd’hui globalement bien identifiés par le SPW Mobilité et Infrastructures, et les priorités prises en compte. Certains enjeux méritent toutefois une attention renforcée, notamment la pénurie de main-d’œuvre, la formation et le développement de la conduite déportée. Enfin, si la concertation avec les usagers est jugée positive dans son ensemble, des améliorations peuvent encore être apportées dans sa mise en œuvre.
Remise du Prix de la DTIM 2026.
Chaque année depuis 25 ans, la Direction du Transport et de l’Intermodalité des Marchandises récompense une entreprise qui s’est particulièrement distinguée en matière de transport fluvial.
Cette année, la DTIM a mis à l’honneur, une entreprise qui utilise le transport fluvial, aussi bien pour le déchargement de matières premières que pour ses expéditions de produits finis et co-produits.
Il s’agit de l’entreprise
• a transporté 938 000 tonnes de marchandises par bateau en 2025 (soit l’équivalent de 35 000 camions), et améliore ainsi son record historique ;
• a transporté plus de 13 millions de tonnes de marchandises par la voie d’eau (soit l’équivalent d’environ 500 000 camions) entre décembre 2008 et 2025 ;
• est le plus gros producteur d’éthanol renouvelable en Belgique.
Retrouvez les chiffres de la navigation fluviale sur le