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Chronique de l’Archéologie wallonne

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Beauvechain/L'Écluse (rue de la Cabourse, avec une occupation protohistorique de même qu'un parcellaire médiéval

et quatre sépultures modernes, trois animales et une autre qui pose question), à Jodoigne (Institut de la Providence,

l'enceinte), La Hulpe (église Saint-Nicolas) et Nivelles (habitation particulière à la rue de Mons, extension de l'Insti-

tut du Sacré-Cœur, mise au jour non seulement de l'église Saint-Jacques mais aussi d'un fossé qui lui est antérieur).

Un rien de terrain est un tout archéologique ; il y a toujours une explication. En effet, si certains suivis et évaluations

se sont révélés négatifs par absence de structures archéologiques, les stratigraphies analysées ont par contre pu appor-

ter des réponses, des confirmations, et/ou procurer des indices pédologiques utiles pour de futures interventions,

comme à Orp-Jauche/Énines (rue Bois des Fossés, proche du site Michelsberg du « Chêne au Raux »), Waterloo

(ancien site du contrôle technique) ou Ottignies – Louvain-la-Neuve (rue de la Baraque).

Signalons que, grâce à une sensibilisation le plus en amont possible, les aménageurs acceptent peu à peu une

implication dans les opérations archéologiques, se traduisant généralement par une prise en charge financière des

terrassements ainsi que par un accès plus aisé et mieux programmé aux parcelles ; tel

fut le cas pour un chantier à

Tubize (lotissement au hameau de Stéhou). Certes cette démarche constitue une participation très partielle dans les

coûts des opérations archéologiques mais elle contribue à la mise en place d'un principe d'aménageur-payeur.

Dans le cadre de restaurations ou affectations de biens, comme à Beauvechain (cure de Nodebais), Jodoigne (section

de l'enceinte urbaine à l'Institut de la Providence) et Nivelles (hôtel Rifflart à la rue de Soignies), des échanges antici-

patifs ont été tout aussi profitables.

Il est cependant regrettable que, tout en étant prévenus, certains aménageurs peinent, même in extremis, à avertir les

archéologues ; les terrassements entrepris sur l'ancien site du contrôle technique de Waterloo en sont un triste exemple.

Bien que s'intéressant au passé, l'archéologie ne demeure toutefois pas à la traîne lorsque les nouvelles techniques/

technologies font preuve d'une évidente efficacité. Ainsi, l'usage du scanner 3D fut d'emblée envisagé pour le relevé

des arcades de l'abbaye de Villers-la-Ville, détruites accidentellement, et à Jodoigne où une section de l'enceinte

urbaine fut dégagée suite à des démolitions.

La prospection géophysique est également une alternative à l'évaluation classique, mécanique et intrusive, faisant

usage d'engins de terrassement, pour apprécier un potentiel archéologique. Les enregistrements opérés à Braine-

l'Alleud aux abords de la ferme d'Hougoumont ont ainsi permis à l'équipe internationale, dans laquelle était intégré

le Service de l'archéologie de la Direction extérieure du Brabant wallon (DGO4 / Département du patrimoine), de

déterminer au mieux les zones à exploiter, les secteurs dans lesquels des sondages devaient être ouverts. Signalons

qu'une autre option a également été adoptée sur ce site, à savoir l'usage d'un détecteur à métaux, dans les limites

strictes du cadre légal (CWATUP, art. 244).

Inventaire de pierres suite à l'effondrement des arcades de la pharmacie à l'abbaye de Villers-la-Ville (2013).