Actualités concernant le patrimoine

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8 / 12 / 2017.  Bâtir, nourrir la ville au Moyen Âge

Bâtir, nourrir la ville au Moyen Âge – Produits, acteurs et réseaux

37e Journée d’étude du RMBLF

8/12/2017, 5100 Janbes, Avenue Gouverneur Bovesse 25, salle RedCube

 

 

Programme

 

9h15-12h45

Pierre PAQUET (Inspecteur général f.f. Patrimoine/ SPW) - Introduction

Josiane PIMPURNIAUX (SPW) - Vers une politique wallonne de la ville : une politique de promotion de

la qualité architecturale et du patrimoine

Laetizia PUCCIO (Archives de l’État à Namur) et Dolorès INGELS (SPW) - Chièvres : archéologie et

histoire urbaine

Catherine PÉTERS (SPW) - Huy et l’archéologie : des bribes de passé dans une ville en mouvement

Philippe SOSNOWSKA et Paulo CHARRUADAS (ULB) - Descendre dans les caves médiévales, un

remontant pour l’archéologie urbaine? Programme et enjeux du projet Brussels Archaeological Survey

(BAS)

Raphaël VANMECHELEN (SPW) - Le Grognon, à Namur : archéologie d’un quartier portuaire

 

 

14h00-17h00

Guillaume MORA-DIEU (SPW) - Destructions et reconstructions. L'impact des conflits sur une enceinte

urbaine : l'exemple de Liège au 15e siècle

Jonathan DUMONT (ULg) - Affamer, détruire, vider la ville : (encore !) le sac de Liège de 1468

Matteo FERRARI (Poitiers) - Mettre en signe la ville. Acteurs et fonctions de l'image héraldique en

contexte urbain (Poitou, 13e-16e siècles)

Colette VAN COOLPUT-STORMS (UCL/KULeuven-Brussel) - Le Roman d’Abladane, passé légendaire

et présent d’une ville du Nord

Répondants : Marie-Christine LALEMAN (Directrice honoraire de la « Zwarte Doos » à Gand) et

Emmanuel BODART (chef de Service aux Archives de l’État à Namur)

2018.  Année européenne du patrimoine culturel

L’Union européenne a déclaré 2018 ‘Année européenne du patrimoine culturel’.

Des événements, des projets et autres initiatives seront organisés dans chaque pays de l’UE pour valoriser,  pour faire connaître leur patrimoine et mettre en évidence les valeurs humanistes et généreuses dont il témoigne.

La Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles rendront accessible un formulaire de demande de labellisation ‘Année européenne du patrimoine culturel’.  Les organisateurs pourront inscrire leur initiative ou activité 2018 au programme général et utiliser le logo dans la promotion de leur projet.

Consultez ce site pour être au courant des développements.

Janvier 2018 : On démarrera les activités avec 'ZOOM sur le patrimoine' : concours – photos ouvert à tous. 

Nouveau classement : Bertrix, l'ensemble des quatre chapelles modernistes

Les quatre chapelles mariales de Bertrix, construites de 1949 à 1959 par Bastin & Dupuis et Bastin & Van Oost viennent d’être classées.

 

La petite ville de Bertrix, important nœud ferroviaire entre Neufchâteau et Bouillon, a été largement épargnée pendant la seconde guerre mondiale. Au lendemain de celle-ci, pour rendre grâce au ciel d'avoir préservé Bertrix des bombardements, le chanoine André Lanotte a décidé de faire bâtir quatre chapelles aux quatre points cardinaux de la ville.

Le projet est confié à des architectes vedettes de la reconstruction de l’après-guerre.  Ils prennent le parti de traiter le sujet l’esprit libre et dans le style moderniste qui a marqué et leur carrière et la Belgique des années ’50.

En effet, l’ensemble de grand intérêt architectural que constituent ces quatre chapelles de Bertrix présente comme caractéristique principale de décliner de quatre manières différentes, mais avec cohérence, un même programme.

L'écriture architecturale, clairement imprégnée par l'art moderne, très différente d'une chapelle à l'autre, se rejoint dans une poétique de la mesure et du rythme par de subtils jeux de courbes et d'obliques, et confère aux quatre chapelles une portée culturelle qui va au-delà du religieux, démontrant que le talent peut produire de petits chefs-d'œuvre en s'accommodant de moyens réduits.

Les quatre chapelles mariales de Bertrix, si discrètes et anachroniques soient-elles aujourd'hui, sont de petits chefs-d'œuvre représentant quatre moments de l'évolution des conceptions de leurs architectes sur une période de dix ans. Par leur simplicité, la subtilité de leur dessin et de leur composition, le recours aux techniques artisanales, elles constituent une sorte de leçon d'architecture et sont autant d'indications précieuses sur son évolution dans l'après-guerre.

D’après B. Roland, SPW / DGO4 / Patrimoine / Protection du patrimoine

L’ensemble classé (complet)

Chapelle Notre-Dame de la Foi, à Burhaimont (1949) : Roger Bastin & Jacques Dupuis, architectes ;

Chapelle Notre-Dame de Grâce, à Renaumont (1950) : Roger Bastin & Jacques Dupuis, architectes ;

Chapelle Notre-Dame de la Charité, au Culot (1954) : Roger Bastin & Jacques Dupuis, architectes ;

Chapelle Notre-Dame de l'Espérance, à Saupont (1959) : Roger Bastin & Guy Van Oost architectes.

 

Photo : Chapelle Notre-Dame de l'Espérance, à Saupont (1959) : Roger Bastin & Guy Van Oost architectes. Source Lavenir.net

 

 

Nouveau : Les Voies romaines par la Gaule

Les Voies romaines par la Wallonie

Quatre synthèses des recherches et études archéologiques menées jusqu’ici, publiées par les archéologues du SPW (Département du patrimoine) pour quatre des principales voies romaines qui traversent la Wallonie.

Une approche largement documentée réalisée par Marie-Hélène CORBIAU, spécialiste de la question (SPW et université de Namur)

Téléchargeables

-    La voie Bavay-Trèves, 56 pp

-    La voie Bavay-Velzeke, 28 pp

-    La voie Metz-Arlon-Tongres, 44 pp

-    La voie Reims-Cologne, 60 pp

Le Département du patrimoine, Direction de l’archéologie, publie une série d’ouvrages, faisant l’état des connaissances sur quatre voies romaines parmi les plus importantes qui sillonnaient la Wallonie.  Cette série ‘Les voies romaines par la Wallonie’ présente tout à fait exceptionnellement  le résultat des recherches  menées jusqu’à aujourd’hui sur le réseau routier romain.  Elle est aussi le point de jonction, manquant jusqu’ici, entre les marques et les vestiges qui subsistent et leur réalité passée.

Les volumes contiennent le tracé précis des itinéraires romains décrits et cartographiés.  Les documents qui les illustrent abondamment  attirent l’attention sur des témoignages archéologiques ou toponymiques significatifs ou encore sur des faits techniques ou sur une relation privilégiée avec l’environnement.

Ces ouvrages amènent aussi le lecteur à se replonger dans  le cadre chronologique de ces constructions (sous l’empereur Auguste, fin du 1er siècle avant Jésus-Christ).  L’aspect technique et fonctionnel qui est présenté amène à la découverte : topographie, architecture  et organisation routière (signalisation, guides antiques, services pour les voyageurs, véhicules). Enfin, les lecteurs intéressés par  la recherche des routes romaines, trouveront dans ces livres de précieuses recommandations méthodologiques pour ‘trouver leur voie’.

En version papier : disponibles gratuitement, sur demande : madeline.votion@spw.wallonie.be - darc.dpat.dgo4@spw.wallonie.be

Journées d'archéologie en Wallonie 2017

Namur, 23 et 24 novembre 2017

Journées d'Archéologie en Wallonie

Inscription : goo.gl/UkDZoc

Prix : gratuit

Programme :

JEUDI 23 NOVEMBRE

 08:30     Accueil des participants

  09:00     Accueil pour les Journées d’Archéologie par René Collin, Ministre du Patrimoine

 09:10     Introduction aux Journées d’Archéologie par Alain Guillot-Pingue, Directeur de l’archéologie f.f.

 Présidence de séance : Monsieur Alain Guillot-Pingue

Directeur de l’archéologie f.f.

 09:20     Archéologie opérationnelle au quotidien par Christian Frébutte, Denis Henrotay, Jean-Marc Léotard, Martine Soumoy et Didier Willems, Responsables des Services de l’archéologie, Directions extérieures, Département du patrimoine du Service public de Wallonie

 09:40     Archéologie préventive sur la Place de Moustier-sur-Sambre par Élise Delaunois

 10:00     Fouilles préventives sur le site des Haleurs à Ath, présentation du site et occupations historiques par Isabelle Deramaix

 10:20     Fouilles préventives sur le site des Haleurs à Ath, les occupations du néolithique ancien par Solène Denis

 10:40     Pause-café

 Présidence de séance : Monsieur Jean-Marc Léotard

Responsable du Service de l’Archéologie de la Direction extérieure de Liège 1

 11:00     Fouilles dans la zone aéroportuaire de Bierset : campagne 2017 par Sophie De Bernardy De Sigoyer, Claire Goffioul et Jean-Philippe Marchal

 11:20     Résultat des recherches menées au château de Mirwart, commune de Saint-Hubert par Denis Henrotay

 11:40     La reconstruction des arcades de l’ancienne pharmacie de l’abbaye de Brabant à Villers-la-Ville : données, traitement et diffusion par Romuald Casier

 12:00     Le cloître de l’Abbaye de Leffe : évaluation du potentiel patrimonial pour une rénovation éclairée par Patrice Gautier, Louis Hardenne et Christophe Maggi

 12:20     En marches… les caves du château de Walhain, leur apport à la compréhension du site par Laurent Verslype

 12:40     Questions/Réponses

 12:50     Repas de midi

 Présidence de séance : Monsieur Christian Frébutte

Responsable du Service de l’Archéologie de la Direction extérieure de Namur

 14:00     Premiers résultats des examens archéologiques au cloître Saint-Jean à Liège par Caroline Bolle

 14:20     La nef de la collégiale Notre-Dame à Dinant : déroulement du chantier et nouvelles hypothèses chronologiques par Antoine Baudry et Aline Wilmet

 14:40     Les sondages mécaniques à Hermalle-sous-Argenteau : méthodologie et premiers résultats  par Mona Court-Picon

 15:00     Comment évaluer le potentiel archéologique d’une zone boisée de 210ha avec peu de moyens ? par Olivier Collette

 15:20     Pause-café

 

 Présidence de séance : Monsieur Denis Henrotay

Responsable du Service de l’Archéologie de la Direction extérieure d’Arlon

 15:40     Archéologie préventive d’un balnéaire romain avec différents bains dans le département des Ardennes en France par Julien Bruyerre

 16:00     Temples d’Angkor Vat : une contribution de l’archéologie wallonne par Olivier Collette

 16:20     Intra Muros. Les premiers enseignements de l’exploitation du fonds André D’Hayer (fondation Pasquier Grenier) par Laurent Verslype

 16:40     La dendrochronologie et l’archéologie du bois à l’IRPA, bilan et perspectives en région wallonne par Pascale Fraiture

 17:00     Questions/Réponses

 17:10     Fin de la journée et verre de l’amitié

 
VENDREDI 24 NOVEMBRE

 08:30     Accueil des participants

Présidence de séance : Madame Martine Soumoy

Responsable du Service de l’Archéologie de la Direction extérieure de Mons

 09:00     De nouvelles pages d’histoire pour la chapelle Saint-Odile d’Hamerenne (Rochefort) par Christian Frébutte

 09:20     Étude anthropologique des squelettes de la chapelle Saint-Odile à Hamerenne (Rochefort) par Hélène Déom

 09:40     Deux campagnes de fouilles à Quévy-le-Grand par Véronique Danese

 10:00     Un four de potier du premier Moyen Âge à Quévy-le-Grand par Sylvie De Longueville

 10:20     Les puits de Virton «Château-Renaud», deux ensembles de matériel exceptionnels de l’Antiquité tardive par Frédéric Hanut

 10:40     L’origine de Liège par Marcel Otte

 11:00     Pause-café

 Présidence de séance : Monsieur Didier Willems

Responsable du Service de l’Archéologie de la Direction extérieure de Wavre

 11:20     Vestiges d’habitat du second Âge du Fer et tombe à enclos circulaire au lieu dit «Belle vue», zoning du Crachet par Nicolas Authom, Marceline Denis et Alain Guillaume

 11:40     Exploration de campements militaires liés aux sièges de la ville de Mons (fin 16e - 18e siècle ?), zoning du Crachet, site «Belle-vue» par Nicolas Authom, Marceline Denis et Alain Guillaume

 12:00     Les statuettes de divinités gallo-romaines de Wallonie : état de la question par Nicolas Paridaens

 12:20     Le logis de la villa gallo-romaine de Lizée à Montegnet (Havelange) par Sophie Lefert

 12:40     Questions/Réponses

 12:50     Repas de midi

 Présidence de séance : Monsieur Pierre Paquet

Inspecteur général f.f. Département du patrimoine

 14:00     La céramique du cimetière de Viesville par Line Van Wersch

 14:20     Le Grognon, à Namur : compte-rendu et premiers résultats, en cours d’opération par Raphaël Vanmechelen

 14:40     Le dépôt du Bronze final à Soit (Erezée, prov. de Luxembourg)  par Eugène Warmembol

 15:00     Un assemblage Levallois vers 450 ka dans le Bassin de la Haine, est-ce bien raisonnable ? par Paul Haesaerts

 15:20     Pause-café

 15:40     Posters - Clés et serrures mérovingiennes du cimetière de Bossut-Gottechain par Olivier Vrielynck

 15:50     Posters - La sélection du bois dans l’armement mérovingien - Résultats préliminaires d’analyses des restes ligneux associés aux épées, scramasaxes et pointes de flèches du cimetière de Bossut-Gottechain par Koen Deforce

 16:00     Posters - Bâtiment médiéval et pion d’échec à Jambes, rue Mazy par Raphaël Vanmechelen

 16:10     Posters - Vases à encens de la collégiale Saint-Georges d’Amay : nouvelles données par Sophie Challe

 16:20     Posters - Étude des restes incinérés provenant de la tombe du second âge du Fer issus du site du Crachet à Frameries par Caroline Polet

 16:30     Posters - La faune des puits du site de Château Renaud à Virton par Fabienne Pigière

 16:40     Posters - Enregistrement des données spatiales sur le site archéologique du Grognon par Céline Devillers, Stéphane Ritzenthaler, Julie Timmermans et Dominique Bosquet

 16:50     Questions/Réponses

 17:00     Conclusions

par Pierre Paquet Inspecteur général f.f. Département du patrimoine

 17:10     Fin de la journée et verre de l’amitié

 

Namur: site archéologique du Grognon - ACTUS

Point presse du 29.09.2017

Toutes les infos sur les recherches archéologiques en cours sur le site du Grognon à Namur

Suite aux investigations archéologiques à la Rue du Pont, la plateforme de pose des pieux sécants à été aménagée sur le quart nord-ouest de l’emprise du parking et l’équipe archéologique s’est déplacée sur le quart nord-est dans le secteur qui correspond à la Porte de Grognon.

 

Sur le plan opérationnel, la cohabitation entre les archéologues et l’entreprise se déroule sans heurt, dans l’esprit de dialogue et de concertation qui a prévalu depuis le début du projet. Des réunions de coordination hebdomadaires entre les différents intervenants permettent d’envisager les ajustements nécessaires en ce qui concerne, notamment, les zones de circulation des engins de chantiers et de stockage du matériel. Par ailleurs, le planning général des douze mois de fouille prévus pour exploiter la totalité des niveaux archéologiques sur les 5000 m² de l’emprise a été établi et sera annexé au protocole en cours de finalisation à la Direction de l’archéologie. Le planning élaboré prend en compte la durée totale du chantier, mais tous sont conscients qu’il faudra probablement l’adapter au fur et à mesure en fonction d’impondérables, notamment climatiques, qui jalonnent immanquablement les entreprises de cette durée et de cette importance.

 

Soulignons ici les efforts faits par toutes les parties pour rendre compatibles les objectifs de rentabilité du chantier et de qualité scientifique des recherches archéologiques.

 

Au niveau scientifique, le secteur de la Porte de Grognon, peut être considéré comme l’un des plus sensibles de la topographie urbaine à l’échelle du site, du Confluent et de la ville de Namur en général. Point de convergence des voiries, du commerce fluvial et des fortifications, il incarne l’ambivalence caractéristique du site : une ville à la fois ouverte sur ses cours d’eau pour le commerce et fermée par ses remparts, au pied du château comtal.

 

Quatre phases de construction de la Porte sont pressenties entre le 10ème et le 18ème siècles :

·         La plus ancienne porte, documentée par les archives comtales mais pas encore localisée en fouilles, aurait été construite vers 960 dans le cadre des troubles qui secouent alors la Lotharingie.

·         Reconstruite à la fin du 12ème siècle, elle est alors protégée par une imposante tour de flanquement dont les premiers vestiges, bien visibles, s’avèrent spectaculaires.

·         Adaptée au rempart de Charles-Quint au 16ème siècle, elle porte alors pour emblème la fameuse hure de porc, en référence au nom du site.

·         Enfin, une dernière version de l’édifice date du 18ème siècle, comme les Portes de Bordial et de Sambre et Meuse, les deux dernières portes de ville conservées à Namur. Cette dernière Porte de Grognon est connue par des documents d’archives. Dessiné par l’architecte et sculpteur Henry Georges Bayar, le projet a été mis en œuvre en 1754 mais la porte sera progressivement démolie entre 1861et 1867. L’analyse archéologique en précise aujourd’hui la configuration architecturale, la nature des matériaux utilisés et surtout la connexion avec les courtines, chemin de ronde et habitats environnants.  

 

Partiellement conservées, les voies d’accès à la ville, couvertes de pavés calcaires, complètent ces vestiges de la vie autour du port de Namur, qui peuvent être mis en parallèle avec les vues et gravures d’époque.

 

Pareille succession d’un même organe de défense monumental constitue sans aucun doute un des points forts de l’opération archéologique au Grognon. Par ailleurs, si la porte du 10ème  siècle est localisée lors des phases d’intervention ultérieures, cela en élève l’intérêt au niveau européen puisqu’aucune porte de ville de si haute époque n’a encore été révélée et étudiée en Wallonie.

 

(Photo : Le Soir+)

Les TransMonumentales du patrimoine :     4 500 visiteurs

Communiqué de presse du Ministre en charge du Patrimoine publié le 10/09/2017 (extrait) :

29es JOURNÉES DU PATRIMOINE EN WALLONIE : les voies du succès !

 

Alors que les parapluies se referment sur les 29ème Journées du Patrimoine, le Ministre wallon du Patrimoine, René COLLIN, se réjouit du succès rencontré lors de l'édition 2017 dont la richesse et la diversité des 422 activités du programme ont attisé la curiosité de plus de 300.000 visiteurs partis à la découverte du patrimoine wallon.

Le thème « Voies d'eau, de terre et de fer – Patrimoines et RAVeL » a permis de mettre en évidence des lieux méconnus ou inattendus parmi les 789 sites patrimoniaux accessibles tout au long du week-end. Trois sites ont particulièrement attisé l'engouement de nombreux touristes : « A la découverte de John Cockerill » à Seraing – 4.000 visiteurs-, Le Château de Freux à Libramont – 3.000 visiteurs- et le Canal du Centre à Houdeng avec également près de 3.000 visiteurs.  

Un succès qui se décline également dans chacune de nos provinces :

. Brabant wallon : La Maison du Bailli (Braine-le-Château /460 visiteurs), La Gare de Ramilies (250 visiteurs) et « le Rail autour de Rebecq (177 visiteurs)
. Hainaut : Le Canal du Centre, l'Atelier de Bascoup (Chapelle-lez-Herlaimont / 1500 visiteurs) et le Viaduc de Arbre (500 visiteurs)
. Liège : « A la découverte de John Cockerill », l'Eglise de Saint-Gangulphe de Moxhe (Hannut / 1.800 visiteurs) ainsi que le Viaduc des Allemands (Visé / 800 visiteurs)
. Luxembourg : Le Château de Freux, « Si la gare de Marbehan m'était contée » (Habay / 1.700 visiteurs)
. Namur : Centre d'Infrastructures Logistiques de Ronet (Flawinne / 1.000 visiteurs), Les Bateliers (Namur, 1.000 visiteurs) et l'Ecluse d'Anenne-Seilles (700 visiteurs).

Le rallye « Les Transmonumentales », organisé pour la deuxième fois en collaboration avec le Département du Patrimoine wallon du Service public de Wallonie, a emmené plus de 4500 participants à la découverte de 10 sites wallons.

 

Concours Arbre belge de l'année 2017 : 8/9 au 11/10 /2017

Concours Arbre belge de l’Année 2017
Votez dès maintenant pour votre arbre préféré !

Six arbres sont nominés, un par province wallonne et un pour la Région Bruxelles-Capitale.  A vous les départager.


Avec le Concours « Arbre belge de l’Année 2017 », la Fondation wallonne pour la Conservation des Habitats met en valeur des arbres appréciés non seulement pour leur beauté, leur taille ou leur âge, mais aussi pour leur belle histoire, leur relation particulière avec l’homme, et leur place importante dans la société et la vie locale. Cette année, le concours met à l’honneur des arbres de Wallonie et de la Région bruxelloise. En 2018, ce sera le tour de la Région flamande.


Ce concours est une initiative de la Fondation wallonne pour la Conservation des Habitats, avec le soutien financier du Fonds Baillet Latour, et en partenariat avec European Landowners Organisation, la Société Royale Forestière de Belgique et la Fondation rurale de Wallonie.


Le déroulement du concours
Etape 1 : Votez ! Du 8 septembre au 11 octobre 2017
Les arbres-lauréats, qui ont été retenu début juillet pour chacune des provinces wallonnes et la Région bruxelloise par le jury indépendant et professionnel, sont soumis au vote du public via le site internet

www.arbredelannee.be entre le 8 septembre et le 11 octobre 2017 à 10h00.


Etape 2 : Et le gagnant est…
Le 12 octobre, l’arbre qui aura recueilli le plus de votes sera élu Arbre belge de l’Année 2017 ! Cet arbre aura l’honneur d’être inscrit à la finale du concours de l’Arbre européen de l’Année, en tant que représentant de la Belgique.


Le gagnant
Grâce au Fonds Baillet Latour, la Fondation wallonne pour la Conservation des Habitats décerna un prix d’une valeur de 2.500 € à l’arbre gagnant. Cette récompense permettra de, par exemple, lui prodiguer les soins d’un arboriste, de mettre en valeur ses abords ou encore d’effectuer sa promotion auprès de la population (pose d’une plaque, édition d’une brochure, animation dans les écoles de la commune...). Une cérémonie de remise de prix sera organisée en collaboration avec le lauréat du concours belge.


Ce concours a pour but d’attirer l’attention et de mettre en valeur des arbres anciens en tant qu’éléments importants de notre patrimoine belge naturel et culturel. Les gagnants précédents sont l’arbre à clou à Fourons (2014), le Grand Chêne de Liernu (2015) et le Tilleul de Massemen (2016).


L’Arbre européen de l’Année
L'Arbre de l'Année est un concours créé en 2011 en République tchèque par l’association Nadace Partnerství (Environmental Partnership Association). Au niveau européen, le concours est organisé par l’Environmental Partnership Association en collaboration avec ELO (European Landowners Organisation) avec pour l’instant déjà 16 pays européens participants.


Info presse
Site web: http://wwww.arbredelannee.be
Page Facebook : https://www.facebook.com/Arbrebelgedelannee/
Fondation wallonne pour la Conservation des Habitats Olivier Noiret
GSM: +32 (0) 498 10 17 00
Email: olivier_noiret@hotmail.com

Nouvelle parution : septembre 2017

Sorti de presse en septembre 2017 :

Joffrey LIÉNART & Bernard WILKIN, 'Voies d’eau, de terre et de fer – A la rencontre du patrimoine de Wallonie', collection 'Études et Documents / Monuments et sites', n°15, Namur, 2017

Associer des centaines de mètres d’archives inexplorées et des historiens enthousiastes des Archives générales du Royaume autour du thème des Journées du patrimoine produit des effets inattendus et des découvertes passionnantes. Leur travail au travers des archives du Ministère des Travaux  publics (MTP), dissous lors de la régionalisation, donne lieu à la publication d’un très bel ouvrage, ’Voies d’eau, de terre et de fer - A la rencontre du patrimoine de Wallonie’.  Avec le soutien financier et logistique du SPW - Département du patrimoine, ce projet aboutira dès la fin 2017 à la mise en ligne d’inventaires et de documents numérisés de l’Administration des Voies hydraulique du MTP (1830-1980).

Un point de vue imparable sur les voies d’eau, de terre et de fer en Wallonie. Grâce à une sélection de documents exceptionnels par leur qualité et leur diversité, les auteurs du nouvel ouvrage décrivent ou retracent trente faits historiques, événements ou coutumes ayant pour genèse ou pour théâtre les voies de communication : un pèlerinage oublié dans la région du Centre, la catastrophe ferroviaire de Liège en 1939, Magonette, le bandit de grand chemin d’Ardenne, la tradition des joutes nautiques à Namur, les gares vicinales et aubettes méconnues de Wavre-Waterloo… Ce travail met en lumière tout le contexte politique, économique et social de la Wallonie au fil du temps et le long des voies d’eau, de terre et de fer. L’inédit attend les amateurs de documents riches et variés. De très beaux plans, des photographies rares, des œuvres d’art et des pièces archéologiques sont rassemblés en très grand nombre, beaucoup d’entre eux sont présentés pour la première fois. 

Ce nouvel ouvrage publié dans la collection ‘Études et documents / Monuments et sites’ propose au grand public, sur un ton et un rythme des plus dynamiques, une évocation originale du patrimoine culturel au sens large, liant notre héritage monumental, mobilier, immatériel, naturel ou paysager.  Pour les spécialistes du patrimoine, il donne un aperçu de l’énorme potentiel qu’offrent les Archives de l’État en terme de connaissance, de valorisation des biens et d’expertise dans leur conservation.

 Disponible à l’adresse publications@idpw.be – 18 €

Journées du patrimoine 2017 : 9 et 10 septembre

Les TransMonumentales sur le web

« Une grande opération sur toute la Wallonie, des centaines de documents, des témoignages exclusifs, de nouvelles publications, des expositions spéciales Journées du Patrimoine 2017, un grand quizz, des dizaines d’événements et + de 200 km de balades pour tous les publics à la découverte du patrimoine de Wallonie! »

Les TransMonumentales, ce sont dix sites à visiter en Wallonie, deux par province.  Dans les dix sites des TransMonumentales, vous sont proposées deux promenades libres, pour une découverte originale de la région, suivant roadbook (circuits de +- 5 ou +- 15 km). Dans chaque site aussi, participez au Quizz Les TransMonumentales et au jeu-photos sur FaceBook.

Lors des Journées du patrimoine, des spécialistes du SPW en archéologie, en histoire de l’architecture et des architectes de la restauration viennent à votre rencontre : visites commentées, monuments restaurés, résultats des fouilles archéologiques, films, expos, nouvelles publications, balades à pied, à vélo ou en pousse-pousse et aussi des jeux.  Avec les TransMonumentales, partagez la passion du patrimoine et partez à la découverte de toute sa diversité.
 


Rejoindre Les TransMonumentales
. Braine-le-Château, à la Maison du Bailli, Grand-Place, 20 
. Ramillies, face à l’ancienne gare, Salle « Le Prince noir », Place de la Gare, 8
. Braives, à la Cour de Justice d’Hosdent, Rue du Moulin, 50
. Huy, à la collégiale Notre-Dame et Saint-Domitien,
. Arlon, au Musée archéologique, Rue des Martyrs, 13-16
. Virton - Latour, à l’église Saint-Martin, Rue Baillet-Latour
. Dinant, au couvent des Capucins, Rue François Bribosia, 16.  Entrée par l'avenue des Combattants
. Namur, à l’Ilot des Bateliers, Rue Joseph Saintraint, 7
. La Louvière – Le Roeulx, au Canal historique du Centre, Rue de l’Ascenseur 123
. Ath, à l’Espace gallo-romain, Rue de Nazareth, 2

Archives (entre 3 mois et 1 an) Ourvrir tout | Fermer tout 
Conseils techniques : Restauration.   Nouvelle FARCC : #17

 

Nouvelle FARCC : #17

Plancher massif en chêne à joint de bout posé sur lambourde - Spécifications produit, restauration et mise en œuvre

Restauration d’un plancher ancien.  De l’analyse de l’existant à la finition : énoncé des besoins, choix des matériaux, indications pour la mise en place, conseil pour la mise en oeuvre et l’obtention d’un rendu parfait.

La FARCC #17 en ligne

 

Les FARCC, fiches  d’aide à la rédaction des cahiers de charges (documents de marché), sont éditées par le Département du patrimoine, Direction de la restauration du patrimoine.  Parmi les composantes de cette Direction, la Cellule d’appui et de contrôle technique est amenée à rencontrer les propriétaires de monuments classés en restauration et leurs auteurs de projets.  Ces fiches sont le fruit de ces nombreux contacts et des constatations faites sur les chantiers de restauration ou sur des restaurations antérieures.

Plus largement, les FARCC peuvent aussi être très utiles aux travaux sur du bâti ancien.

 

FARCC parues à cette date sur patrimoine.wallonie.be > Restauration > FARCC  :

·  Ardoises naturelles - Spécifications produit

·  Ardoises naturelles - Crochets de pose inox

·  Ardoises naturelles - Règles de pose plan carré

·  Voligeage - Spécifications produit et mise en oeuvre pour les ardoises naturelles

·  Consolidation des maçonneries par injections de coulis minéral naturel

·  Maçonneries déjointoiement et préparation du support

·  Couvre mur et protection des maçonneries à l'aide de tables de plomb

·  Mise en oeuvre d'une barrière étanche contre les remontées capillaires par injection d'un produit hydrophobe

·  Préalables à l’analyse d’une charpente et précautions de mise en œuvre

·  Membrane de sous-toiture souple - Spécifications produit et mise en oeuvre

·  Chéneau - Assemblage et mise en oeuvre des feuilles de cuivre

·  Chéneau - Assemblage et mise en oeuvre des feuilles de zinc

·  Pierres naturelles - Pierre bleue dite petit granit - Spécifications produit

·  Crochets de services (d’échelle) – Spécifications produit et mise en oeuvre

·  Coyau – Spécifications et mise en œuvre

·  Maçonnerie – Rejointoiement – Procédés

·  Plancher massif en chêne à joint de bout posé sur lambourde - Spécifications produit, restauration et mise en œuvre

 

Pour des interventions et travaux de qualité!

 

Nouveaux regards sur les saisies patrimoniales en Europe à l’époque de la Révolution française

Séminaire d’histoire de l’art de l’IRPA n° 19 - Appel à communications

En collaboration avec le Groupe d’études du XVIIIe siècle et des révolutions de l’Université de Liège
et avec le Centrum Rubenianum d’Anvers

Call for papers


Nouveaux regards sur les saisies patrimoniales en Europe à l’époque de la Révolution française


Dates : mercredi 30 et jeudi 31 mai 2018
Lieu : Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA-KIK) à Bruxelles

Régulièrement réapparaît çà et là une remise en question des notions de sécularisation et de décontextualisation des oeuvres d’art qui ont présidé à la création, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, des musées modernes. Cette remise en cause conduit à considérer, dans la foulée de Quatremère de Quincy, que l’oeuvre d’art ne peut être appréciée que dans son contexte d’origine.  D’où le risque de vouloir réécrire notre passé en reconsidérant les transferts patrimoniaux qui ont, de tous temps, jalonné l’histoire.


Le cas sans doute le plus révélateur est celui des saisies révolutionnaires à la charnière du 18e et du 19e siècle, époque cruciale pour l’éveil de la conscience patrimoniale. Aujourd’hui encore, les passions restent vives en certaines contrées jadis dépouillées de nombreux chefs-d’oeuvre. Diverses voix se font par exemple entendre en Belgique pour dénoncer les exactions opérées par les troupes françaises et pour réclamer le retour d’oeuvres emportées en 1794-1795. Cette réapparition de revendications faisant fi du principe de non-rétroactivité se situe dans la lignée de la rétrocession de biens artistiques aux familles juives spoliées par les nazis autant que des recommandations de l’UNESCO en faveur de la restitution d’objets culturels enlevés par les anciennes puissances coloniales.


Poser la question de ces transferts de patrimoine à la fin du XVIIIe siècle sous le seul angle des spoliations apparaît toutefois réducteur, car ce serait oublier combien l’appropriation des oeuvres culturelles par la nation française procédait alors d’une ambition universelle de libération et de promotion de l’art aux fins d’éducation pour tous les citoyens. Cette ambition démocratique s’est construite sur la notion émergente de patrimoine relevant de l’appropriation collective.


Dans la foulée de l’inventaire scientifique que dresse l’IRPA des peintures et des sculptures spoliées par les révolutionnaires français dans les Pays-Bas autrichiens et la principauté épiscopale de Liège, un colloque de deux jours sera organisé par la même institution pour réévaluer de la manière la plus large les circonstances historiques, politiques et artistiques de ces prélèvements révolutionnaires à travers l’Europe, ainsi que leurs antécédents et répercussions immédiats. La thématique sera élargie à l’ensemble du patrimoine culturel et scientifique concerné, et non pas seulement aux oeuvres d’art. Les études de synthèse seront privilégiées sur les études de cas.


Ces deux journées d’étude se tiendront dans l’auditorium de l’Institut royal du Patrimoine artistique les 30 et 31 mai 2018.

Les propositions de communications devront être envoyées pour le 8 novembre 2017 à l’adresse électronique suivante : pierre-yves.kairis@kikirpa.be.

Les langues utilisées seront l’anglais, le français et le néerlandais. Les propositions de communication comprendront un résumé (de 20 à 30 lignes) et un curriculum vitae (de deux pages au maximum, avec une liste des publications récentes). La sélection des interventions sera opérée par le comité scientifique à la fin du mois de novembre.

Les organisateurs prendront en charge les repas pendant le colloque (mercredi midi, mercredi soir, jeudi midi) ainsi que, pour les intervenants étrangers retenus, les frais de logement à Bruxelles et un montant de 150 € au maximum pour les frais de transport (sur justificatifs).

En introduisant leur candidature, les auteurs s’engagent à rentrer le texte définitif de leur communication dans les six mois qui suivront la réunion.

Comité scientifique :
Arnout Balis, ere-professor aan de Vrije Universiteit Brussel en voorzitter van het Centrum Rubenianum Antwerpen
Christina Ceulemans, ere-algemeen directeur van het KIK-IRPA
Hilde De Clercq, algemeen directeur a.i. van het KIK-IRPA
Bruno Demoulin, professeur à l’Université de Liège (Groupe d’étude du XVIIIe siècle et des révolutions de l’ULg) et président du Conseil scientifique des Archives générales du Royaume
Hans Feys, adviseur van de Afdeling Cultureel Erfgoed van de Vlaamse Gemeenschap
André Gob, professeur honoraire de muséologie à l’Université de Liège et président du Conseil des musées de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Pierre-Yves Kairis, chef de département a.i. à l’IRPA-KIK
Christophe Loir, professeur d’histoire à l’Université libre de Bruxelles
Jacques Lust, diensthoofd externe communicatie van het Federaal Wetenschapsbeleid
Gaëtane Maës, maître de conférences HDR en histoire de l’art à l’Université de Lille 3
Caroline Marchant, attachée à la Direction du Patrimoine culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Bart Suys, raadgever Wetenschapsbeleid, kabinet staatssecretaris Zuhal Demir
Joost Vander Auwera, conservator/werkleider-geaggregeerde aan het Departement Oude Kunst van de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België
Robert Van de Walle, hoofd van de juridische dienst van het Federaal Wetenschapsbeleid
Beatrijs Wolters van der Wey, wetenschappelijk medewerker bij het KIK-IRPA

 

Bertholet FLEMAL, La Conversion de saint Paul de Tarse, ca 1670 (détail), Musée des Augustins à Toulouse. Photo KIKIRPA

L'Avenir des églises classées en Wallonie

Un patrimoine à redéfinir : l’avenir des églises classées en Wallonie

Au-delà de la solution radicale et ultime de la désacralisation, d’autres pistes méritent d’être explorées pour assurer un avenir aux édifices du culte classés. Ils peuvent devenir des espaces partagés entre communautés pratiquantes et communautés citoyennes, dans le respect des lieux et de chacun. Les édifices du culte sont peut-être appelés à devenir des espaces de convivialité ou les centres culturels de demain tout en conservant une vocation sacrée, si la raison, la volonté et la tolérance s’invitent au débat…

Depuis des siècles les églises ponctuent de leurs silhouettes le cœur de nos villes et villages, au point de marquer l’imaginaire jusqu’à nos expressions de langage ; ne dit-on pas garder l’église au milieu du village, avoir l’esprit de clocher, une querelle de clocher…

Au-delà des convictions religieuses, la préservation de ce patrimoine est devenue une préoccupation majeure de notre société. Une partie de ces édifices du culte sont classés comme monument, mais cette protection est loin de constituer une garantie absolue dans tous les cas si de nouvelles fonctions ne sont pas mises imaginées et mises en oeuvre.

Dans le cadre de ses missions, la Direction de la restauration du Département du patrimoine (DGO4) oriente vers des choix spécifiques, adaptés à la valeur reconnue par le classement.

Elle a consacré sa 'Journée de la restauration 2011' à ce sujet et rassemblé les meilleurs spécialistes de la question.  Leurs interventions complètes sur http://dgo4.spw.wallonie.be/DGATLP/Colloque/2011_Eglises/Interventions.asp

Classement  juin 2017 : La ferme d'Awans à Melin

Classement : la ferme d’Awans à  Melin.  Le classement touche les façades et toitures du 18e s. ainsi que certaines composantes intérieures


La ferme d’Awans, qui remonte au 18e s.,est une ferme d’origine seigneuriale, fruit d’héritages successifs.  Construite de brique et de pierre de Gobertange,  elle se déploie en quadrilatère  autour d’une cour pavée de pierre de Gobertange, également.  Son architecture soignée est particulièrement représentative de l’architecture rurale hesbignonne et de l’organisation économique et sociale de l’époque.  Le classement touche aussi quelques éléments de l’architecture intérieure, qui sont d’origine et apportent un témoignage fidèle ainsi qu’une documentation précieuse sur le bâti du 18e siècle : l'escalier monumental, les sols et plafonds, les placards encastrés et portes d'origine de même que le four à pain.


La ferme d’Awans à Mélin se situe Rue Saint-Antoine, 48

Arrêté de classement


Analyse du bien (enquête en vue du classement)


Une zone de protection a été établie : plan
 

 

L’abbaye de Brogne, une abbaye impériale de l’An Mil

Dans le cadre d’ « églises ouvertes », l’église Saint-Pierre de Saint-Gérard (Mettet) accueille une exposition consacrée à l’ancienne abbaye de Brogne, fondée en 919, dont l’église Saint-Pierre faisait partie. Cette exposition conçue par la Direction de l’Archéologie du Département du Patrimoine du SPW s’inscrit dans le projet CARE (Corpus Architecturæ religiosæ Europeæ, IVe –Xe s.), qu’elle gère depuis 2011. Ce projet, entamé en 2000 à l’échelle de l’Europe, vise à rassembler, dans une banque de données en ligne, les édifices religieux ayant fait l’objet d’études archéologiques.

L’exposition replace l’abbaye de Brogne dans son contexte et la remet en perspective avec d’autres abbayes et chapitres contemporains de Wallonie et leurs églises : Saint-Feuillen de Fosses-la-Ville, Sainte-Gertrude de Nivelles, Saint-Vincent de Soignies, Saint-Ursmer de Lobbes,...

L’objectif de la présentation est de donner une lecture de ces ensembles vers l’An Mil, de leurs composantes et de leur fonctionnement à l’époque, bien différents de l’image qu’on s’en fait aujourd’hui.

Les photos de Guy Focant (SPW/DGO4/ Département du Patrimoine) viennent souligner le caractère exceptionnel de ce patrimoine monumental millénaire de Wallonie, souvent méconnu.

Infos pratiques :

L’exposition est gratuite et accessible, dans l’église Saint-Pierre de Saint-Gérard (Mettet), du 30 juin au 24 septembre (30 juin au 20 août de 14h à 16h, les vendredi, samedi et dimanche ainsi que les autres jours sur rendez-vous).

Contact : J.-C. Genard 0478/31.01.80 ou genardjc@hotmail.com

Chantier-école de restauration avec le soutien de la Wallonie

Alliance Patrimoine-Emploi : soutien de 4 000 €* aux communes et aux écoles.

Informations Projet 16+

5 vidéos : chantiers 2017 (appel à projets de 2016) : restauration d'une chapelle à Marche-en-Famenne, restauration d'un sentier pavé à l'ancienne à Braives, restauration d'un monument funéraire à Verviers, restauration d'un mur de clôture à Onhaye, restauration d'un mur de clôture à Fontaine-l'Evêque

Des classes de l'enseignement professionnel ou technique mènent une restauration avec le soutien pédagogique et technique de professionnels de la restauration de monuments anciens.

Rentrée des dossiers jusqu'au 15 juin 2017

Informations Projet 16+

Alliance Patrimoine-Emploi

 

* en frais d'encadrement et frais administratifs

Vidéo : site archéologique du Grognon à Namur

Un écho donné sur l'autre rive de la Meuse

Vidéo sur des fouilles préventives menées rue Mazy, à Jambes, face au site archéologique du Grognon, sur la rive droite de la Meuse : petit complexe agricole fin 12e - 13e s.

La Stratégie 21 du Conseil de l'Europe

Le patrimoine européen au 21e siècle

Le texte Stratégie 21

Le patrimoine wallon à l'international

Février 2017, les Délégués des Ministres au Conseil de l’Europe ont adopté la Stratégie pour le patrimoine culturel en Europe au 21e siècle.

Le lancement de la Stratégie 21 a eu lieu à Limassol (Chypre) les 6 et 7 avril 2017. Les participants comprenaient des responsables politiques principaux et des parties prenantes concernées dans les Etats membres.

Cette Stratégie 21 redéfinit la place et le rôle du patrimoine culturel en Europe :  bonne gouvernance, participation plus large à l’identification ainsi qu’à la gestion du patrimoine, diffusion des approches novatrices, objectifs d’amélioration du cadre et de la qualité de vie des citoyens européens.

Elle établit des défis et préconise des actions.   Elle met ainsi en évidence les meilleures pratiques à adopter par tous les acteurs et parties prenantes : gouvernements, autorités locales, société civile et professionnels.

La Stratégie 21 est basée sur les conventions existantes du Conseil l'Europe dans le domaine du patrimoine, en particulier la Convention de Faro sur la valeur du patrimoine culturel pour la société, et leur vient en appui.

La Stratégie 21 est un aboutissement des travaux lancés à Namur (Belgique) du 23 au 24 avril 2015 lors la 6e Conférence des Ministres du patrimoine des Etats réunis au Conseil de l’Europe,  « Le patrimoine culturel au XXIe siècle pour mieux vivre ensemble. Vers une stratégie commune pour l’Europe ». La conférence était organisée dans le cadre de la présidence belge du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe et s’est conclue avec l’adoption de la Déclaration de Namur qui définit les objectifs de la Stratégie européenne du patrimoine.

 

L'orgue Cavaillé-Coll de l'église Saint-Maximin à Gesves

 

C'est un instrument extraordinaire qui vient d'être classé.  L'orgue de l'église Saint-Maximin à Gesves est l'oeuvre d'Aristide Cavaillé-Coll, le très célèbre facteur d'orgue parisien, reconnu aujourd'hui encore pour son immense talent. Il a été offert à la communauté paroissiale en 1871, par le Comte et la Comtesse de Limmignhe-du Mortier, établis au château de Gesves.  Remarquablement conservé, il est aujourd'hui le seul témoin intact en Belgique de la production Cavaillé-Coll.

L'orgue a fait l'objet en 2010 d'un "relevage" - nettoyage et réparations -. Il devra être déplacé dans un endroit mieux adapté par rapport au chauffage et connaître une révision complète.

Informations complémentaires

 

 

21/4/2017.  20:00.  Dernières découvertes archéologiques à Gembloux

Dernières découvertes archéologiques à Gembloux (2013-2017)

Conférence de Michel Siebrand, Archéologue du SPW, en collaboration avec avec Didier Guiot et Jérôme Parmentier

Foyer communal de Gembloux, place Arthur Lacroix - 5030 Gembloux

 

Au programme

 

.Le site de l’Hôtel de Ville de @Gembloux (2013) a fait l’objet d’un suivi des travaux d’aménagement et d’une fouille durant 3 mois. Elle a révélé la présence d’un habitat des 12e-13e siècles et de maisons des 17e-19e siècles. L’évolution urbanistique du quartier a pu être mise en évidence.

. Le site du beffroi de Gembloux a fait l’objet de deux campagnes de fouilles, en étroite collaboration avec la Ville de Gembloux (2015 et 2017), dans le but d’alimenter le dossier de mise en valeur du bien classé patrimoine de l’UNESCO.

Les fouilles ont livré de nouvelles informations sur l'église Saint-Sauveur, disparue, sauf le clocher qui est devenu beffroi : les résultats concernent un passé qui remonte au 13e s. ainsi que la destruction du lieu de culte au 19e.

. Les deux sites (rue d’Hermoye et place du village) de Bossière.

. Enfin, le site de l’église Saint-Lambert à Corroy-le Château a fait l’objet d’un suivi archéologique dans le cadre d’un certificat de patrimoine (et des travaux sur ce monument classé). A l’occasion de la pose d’une conduite de chauffage le long des fondations extérieures nord de l’église, on a pu observer la façon dont les fondations avaient été aménagées et la présence de squelettes (19e-20e siècles).

Une organisation du Cercle 'Art et histoire de Gembloux'

Entrée: 3 € - Membres du CRAHG et conjoints: 2 € - Etudiants: 1 €

Plus d'informations

 

 

Colloque : Matériauthèques du Patrimoine bâti.  Présentation, inscription

Cette manifestation a pour objectif de faire connaître les différentes initiatives liées à la valorisation des matériaux du patrimoine bâti. Les matériauthèques peuvent revêtir différentes formes, chacune constitue une collection particulière et unique. Mais elles ont un objectif commun : la sauvegarde des ressources matérielles ou immatérielles qui servent à enrichir les connaissances sur l’architecture et à sensibiliser sur l’importance des bonnes pratiques en matière de restauration du patrimoine.

Le colloque présentera différents types de matériauthèques du patrimoine architectural et leurs thématiques : enrichissement des connaissances (scientifique, technique, histoire de l’architecture…), sauvegarde et  pérennisation d’artéfacts (et des techniques afférentes) en voie de disparition, valorisation des matériaux du bâti comme supports pédagogiques. 

Informations et inscriptions

Journées Portes ouvertes du Service public de Wallonie

Découvrez la vidéo de présentation.

Toutes les informations via le site www.wallonie.be

Le Grognon, berceau d'une capitale

À l’initiative de la Ville de Namur, le Grognon est aujourd’hui au cœur d’un vaste projet urbanistique, incluant notamment la construction d’un parking souterrain. En raison des atteintes portées au sous-sol, pareil projet nécessitait une nouvelle campagne d’archéologie préventive. http://spw.wallonie.be/dgo4/site_grognon/

FARCC.  Nouveautés.  Rejointoiement et Déjointoiement - préparation du support

Nouvelle parution et mise à jour dans les Fiches d'aide à la rédaction des documents de marché (cahiers des charges)

Une nouvelle fiche technique FARCC, la 16e, est publiée sur le site patrimoine.wallonie.be. Consacrée au rejointoiement (en maçonnerie), elle fait la paire avec la fiche 'Déjointoiement et préparation du support' qui vient de sortir dans sa version actualisée (2017).

FARCC #16 : Maçonnerie - Rejointoiement - Procédés

FARCC #6 : Maçonnerie - Déjointoiement et préparation du support. Version actualisée 2017

 

Les parties classiques de l'ancienne abbaye devenue Institut Saint-Berthuin à Malonne

Nouveau classement 2017. Certaines parties de l'ancienne abbaye de Malonne

Les façades et les toitures des bâtiments de style classique bordant la cour d'honneur ainsi que certains intérieurs du quartier de l'abbé, bien préservés dans leur état du 18e siècle, sont désormais protégés.

Les origines du lieu sont liées à un moine évangélisateur irlandais de la fin du 7e siècle, dénommé Berthuin. Au 12e siècle, des chanoines réguliers de Saint-Augustin y fondent une abbaye qui se maintient jusqu'à la Révolution française.  1/2 siècle plus tard, les Frères des écoles chrétiennes y établissent un centre d'enseignement.

La partie la plus remarquable de l'abbaye, disposée en U autour d'une cour d'honneur majestueuse et d'allure homogène, date essentiellement du 18e siècle. Elle a été construite en plusieurs phases par des Pères abbés successifs : vers 1740, la longue aile dite Farsy, centrée sur un fronton triangulaire; vers 1760, l'aile dite Bonvoisin, pourvue d'un perron et d'un très imposant hall d'entrée avec un escalier monumental. La chapelle est construite par les Frères eux-mêmes au 19e siècle dans un style qui s'intègre à la cour d'honneur, tout en reposant à l'intérieur sur des piliers de fonte, alliant ainsi tradition et innovation. L'ancien quartier de l'abbé comprend toujours aujourd’hui plusieurs salons dans leur aménagement et leur décor du 18e siècle.  On remarque particulièremùent des éléments décoratifs en stuc et en cuirs dorés (ancien quartiers de l'Abbé).

Le classement, comme monument, vise les façades principales et les toitures des bâtiments en U bordant la cour d'honneur ainsi que certains intérieurs, tandis que tout l'ancien complexe abbatial est protégé comme ensemble architectural.

 

Dans le détail.  Les parties qui ont été classées par arrêté du 16 février 2017. 

Sont concernées par cet arrêté les façades vers la cour d'honneur et les toitures des ailes "Farsy" et "Bonvoisin", en ce compris celles de l'ancienne porterie, le déambulatoire de l'ancien cloître, comprenant la porte donnant accès à l'église, les salons bleu et vert du quartier de l'abbé (sols, murs, plafonds) et les décorations murales qui les agrémentent (cuirs dorés, tableaux représentant les abbés), les fenêtres et leurs encadrements, la chambre de l'abbé avec les menuiseries, la cheminée, l'alcôve, le cabinet de toilette ainsi que le passage dérobé, le vestibule d'entrée et  l'escalier monumental donnant accès au premier étage, y compris les stucs aux murs, le salon du premier étage (sols, murs, plafonds), situé au dessus du vestibule, y compris les fenêtres et leurs encadrements, mais non compris le mobilier, les façades et les toitures de la chapelle des Frères, ainsi que la structure portante néo-gothique en fonte et le banc de communion en dinanderie.  Ces éléments ont été classés comme Monument (M).

L'église abbatiale est quant à elle protégée par classement depuis 1962 (M).

Le bâtiment principal de l'ancienne abbaye, la cour d'honneur de l'ancienne abbaye et de l'Institut Saint-Berthuin (le portique d'entrée, le bâtiment de conciergerie et de secrétariat), l'aile Bonvoisin, l'aile Farsy en ce compris l'ancienne porterie, l'anciesont classés comme Ensemble architectural (EA).

 

Le programme wallon de conservation et de promotion du Petit patrimoine populaire wallon

Le programme wallon de conservation et de promotion du Petit patrimoine populaire wallon

Les aides de la RW

Télécharger la brochure

Fontaines, chapelles, anciennes devantures de magasin, balcons, girouettes, arbres remarquables, ces éléments et bien d'autres qui servent de repères aux passants sont aussi attachants et familiers que fragiles. Une aide financière peut (aider à) couvrir les frais de la restauration ou de la promotion de ce patrimoine de tous les jours.

Les Carnets du Patrimoine

11 volumes de la collection "Les Carnets du patrimoine" rédigés par la Direction et les Services de l’archéologie. Ces carnets présensent les recherches et les découvertes les plus déterminantes pour la connaissance du passé de la Wallonie ainsi que les objets et les sites les plus significatifs qui ont été mis au jour ces dernières décennies.


Télécharger les carnets

Archaeologia Mediaevalis / 40

Comité organisateur : Archaeologia Mediaevalis asbl

Avec la collaboration de :

Direction des Monuments et des Sites, Région de Bruxelles-Capitale
Musée royaux d’Art de d’Histoire (MRAH)
Palais de Charles Quint asbl
Sercice public de Wallonie (DG04), Direction de l’Archéologie et Service Events
Stad Gent

http://spw.wallonie.be/dgo4/site_colloques/AccueilColloquesEtSeminaire/

Nouvelle publication : collection « Rapports / Archéologie », n°4

Nouvelle publication

Collection « Rapports / Archéologie », n°4

Laurent DELEHOUZEE, Tournai, cathédrale Notre-Dame - Études préalables à la restauration.  Étude archéologique des charpentes du transept. 2003-2006

 

Cette étude a été réalisée par le SPW / DGO4 / Département du patrimoine, la Province de Hainaut et le CHRAB dans le cadre des études préalables à la restauration des couvertures de la nef et du transept. L’analyse archéologique … a mis en évidence des contextes maçonnés particuliers ayant impliqué le choix de quatre types de charpentes sur les croisillons, dont les dimensions générales impressionnent : les bâtières sont larges de plus de 16 mètres. Toutes les charpentes, à l’exception de celles des tours de façade, se sont avérées romanes et en place.

 L’efficace campagne dendrochronologique du CEA a permis de situer l’abattage de l’ensemble des arbres entre 1138 et 1148. La flèche de la tour-lanterne et les croupes circulaires des absides se signalent donc par leur exceptionnelle ancienneté au sein de leurs typologies. Toutes montrent un dessin particulier, hésitant voire imparfait. Des « proto-enrayures » variées équipent par exemple les croupes et la flèche centrale, tandis que l’exécution s’avère tâtonnante. À l’évidence, il n’existait pas alors de solution toute prête pour ces types de couverture...

 Télécharger cet ouvrage

 Version papier (gratuite) disponible sur simple demande à com.patrimoine.dgo4@spw.wallonie.be

Exposition

2 jeux d'expositions, 13 lieux visités, etc

L'exploitation de l'exposition en quelques chiffres...

Télécharger le bilan 2016

Colloque international sur les structures gothiques

Elevé à partir de 1242 en remplacement du chœur roman, le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Tournai s’inscrit résolument dans l’architecture gothique la plus avancée du domaine royal français. Outre un certain nombre de motifs, la verticalité et la sveltesse de la construction, les piliers fasciculés, les organes de contrebutement rejetés vers l’extérieur le montrent bien. Sans participer à la rivalité de la première moitié du 13e siècle de construire la plus haute cathédrale, elle joue néanmoins sur l’extrême légèreté de la construction, que l’on s’efforçait d’atteindre sur d’autres chantiers contemporains. Beauvais est le cas le plus célèbre, mais il n’est pas unique. À Tournai comme ailleurs, d’important travaux de stabilisation furent nécessaires sur ces monuments qui avaient « passé la limite ».
Dans le cas qui nous occupe, les piliers furent renforcés, les voûtes déposées et reconstruites, tandis que le contrebutement dut être entièrement repensé ; la géométrie structurelle en sorti fortement modifiée, mais la spatialité interne fut pour l’essentiel préservée.

Dans le cadre de la préparation de la restauration du chœur, ce dernier fait l’objet de plusieurs études préalables centrées sur sa stabilité devant déboucher, in fine, sur le diagnostic et les propositions nécessaires au projet de restauration. La compréhension de la géométrie originelle du monument et de son évolution parfois brutale sont déterminantes dans ce processus et font l’objet de nombreuses attentions. Les travaux importants exécutés au bas Moyen Âge, puis au 19e siècle sont en cours d’étude, en profitant d’un relevé complet par Scan 3D exécuté par le SPW.
Au-delà de l’analyse « micro-archéologique », l’interprétation de ses résultats et de ceux de l’analyse de stabilité demande une solide contextualisation historique et archéologique.
Le Département du Patrimoine (SPW/DGO4) se propose donc d’organiser début 2017 un colloque sur les problèmes de stabilité des grands édifices gothiques du milieu du 13e siècle et surtout sur les importantes reprises que ceux-ci ont suscitées au bas Moyen Âge sur certains d’entre eux. Il s’agit par là d’essayer d’évaluer les diagnostics qui ont été posés à l’époque, et les solutions qui ont été retenues, et donc d’approcher la pensée technique de l’époque. Cas envisagés, entre autres : la cathédrale de Beauvais, la collégiale de Saint-Quentin, l’abbatiale Saint-Germain d’Auxerre.

Cas envisagés, entre autres : la cathédrale de Beauvais, la collégiale de Saint-Quentin, l’abbatiale Saint-Germain d’Auxerre.

Prix : gratuit

Dates : 2 et 3 février

Heures : -

Adresses internet : http://spw.wallonie.be/dgo4/site_colloques/StGoth/index.php/site/index

Organisation : SPW / DGO4 / Patrimoine  - et alter

Restauration des toitures à coyau

 

15e FARCC : Coyau - Spécifications et mise en oeuvre

Une aide considérable aux maîtres d’ouvrage pour les travaux sur toiture à coyau.  La cellule d’aide et de contrôle technique de la Direction de la restauration du patrimoine a mis en ligne une nouvelle FARCC, la 15e, qui traite spécifiquement du coyau : spécifications et précautions de mise en œuvre pour une restauration / rénovation respectueuse du monument, efficace et durable.

Voir les autres fiches FARCC

Pour rappel :
Les aides à la maintenance

Les aides à la restauration

Le certificat de patrimoine

#24 de la Chronique de l'archéologie wallonne

La Chronique de l'archéologie, édition 2016

Ce nouveau numéro de la Chronique de l'archéologie wallonne présente sous la forme de courtes notices l'ensemble des opérations archéologiques et des recherches menées en 2015 en Wallonie.

Il est dès à présent téléchargeable.

 

Voir également le site de recherche de la Chronique de l'archéologie wallonne, complété lui aussi des informations 2015.

Fouilles et recherches archéologiques : année 2015 mise en ligne

Le site patrimoine.wallonie.be/CAW et la collection d'ouvrages 'Chronique de l'archéologie wallonne' intègrent maintenant les compte-rendus des travaux et recherches archéologiques menées en Wallonie en 2015.

Le site de la CAW vous permet de trouver des courtes notices sur les fouilles menées en Wallonie depuis le début des années 1990 : recherches par provinces, communes, époques, auteurs, ...

 

La Chronique est publiée annuellement.  Le dernier numéro, n°24, est téléchargeable sur la même adresse.  La publication papier devrait sortir de presse prochainement.

Site de la Chronique

Télécharger la version numérique de la Chronique de l'archéologie wallonne #24

Nouvelle parution. Les arbres, témoins de notre histoire

'Qu’on les nomme arbres de mémoire, vétérans, remarquables, vénérables, vieux, … Des arbres exceptionnels par leur âge, leurs dimensions ou leur histoire constituent un patrimoine à part entière, au même titre que des monuments ou vestiges archéologiques.  Un héritage que nos ancêtres, durant des siècles, ont respecté et épargné.

Aujourd’hui, et plus que jamais, il nous faut retisser ce lien qui unit l’homme à l’arbre, à l’arbre ancien, notre patrimoine.'

Pour télécharger le dépliant

Pour l'obtenir en version papier

Le Prix belge du Paysage 2016 a été attribué ce 18/10/2016 aux 'Coteaux de la Citadelle de Liège'

Les Coteaux de la Citadelle de Liège ont remporté le Prix belge du Paysage

Remise du Prix du Paysage belge ce 18/10 à Namur.  Le Ministre de la Nature, M R. Collin, la Députée Mme Clotilde Leal-Lopez, représentante du Ministre du Patrimoine, M M. Prévot, et Mme M.-F. Godart, Présidente du jury ont remis le Prix du Paysage 2016 aux ‘Coteaux de la Citadelle de Liège’.

Le projet, mené de 1999 à 2010 avec l’aide de la Wallonie et du Feder, trouve ses bases dans la détermination des habitants et usagers, une intense dynamique associative et la volonté des autorités locales. Dans le concret, il couvre le fond de vallée et le versant d’une colline très proche du centre-ville et s’étend de la place Saint-Lambert au parc Saint-Léonard. Il comprend quelques lieux bien connus comme la Montagne de Bueren, l’mpasse des Ursulines et la rue Pierreuse. 

Ce site de 86 hectares qui est un des marqueurs topographiques principaux de la Cité ardente  présente quatre particularités qui font tout son intérêt.  A la fois écrin de nature, refuge de biodiversité et important réservoir de richesses patrimoniales, ce versant de Meuse domine amplement la ville, offrant des points de vue remarquables sur la vallée.

L’aménagement des Coteaux de la Citadelle de Liège supposait d’abord d’assurer la destination publique des différents lieux et de désenclaver le site en (re)créant des accès.  Les projets se sont succédés jusqu’en 2010, toujours poussés par la population, les associations et la Ville, en bonne entente avec les opérateurs touristiques du centre historique.   C’est ainsi que depuis les Coteaux sont librement accessibles au public pour lequel 18 sentiers de promenade ont été dessinés. Des études de faisabilité et la gestion différenciée des espaces ont abouti  à une proposition multiple et multifonctionnelle, vouée à la collectivité, à la nature, à la valorisation du patrimoine, à l’éducation, au tourisme et au délassement.

Parmi les réalisations les plus marquantes liées à ce projet, on note la création du parc  Saint-Léonard, une jonction de la colline au fleuve sous la forme d’une coulée végétale, le réaménagement des jardins en terrasses de l’ancienne commanderie de Saint-André de l’ordre teutonique, la réhabilitation des coteaux de Vivegnis, à l’emplacement d’un ancien charbonnage, la ‘Nocturne des coteaux’, événement festif annuel lancé il y a une 20ne d’années, et la construction du belvédère qui surplombe de 80 m le cœur de la cité.

Lauréat du Prix du Paysage pour la Belgique,le dossier ‘Coteaux de la Citadelle’ est maintenant de facto le candidat belge au Prix du Paysage du Conseil de l’Europe.

Voir le dossier

Un site internet pour l'Alliance Patrimoine-Emploi

L'Alliance Patrimoine-Emploi

Le site www.alliancepatrimoineemploi.be vous tient au courant des nouveautés et des opportunités créées dans le cadre de ce grand projet.

Ce plan met en place les mécanismes permettant d’améliorer la qualité de travaux largement cofinancés par la Wallonie,  tout en développant l’emploi dans le secteur de la conservation du patrimoine : un million d’€ investi dans la restauration d’un monument classé génère 12 emplois directs, contre 9 dans la construction, et 18 emplois directs et indirects. 

Pour développer les potentialités en matière d’emploi, trois axes sont poursuivis : développer, enrichir la formation des jeunes, ouvrir les marchés publics aux petites entreprises spécialisées et locales, étendre les possibilités de (co)financement et de mécénat

Si on considère l’impact global d’une opération de restauration sur le tourisme, l’attractivité et la qualité du cadre de vie, le patrimoine est à considérer comme un vecteur principal de dynamisme économique et social. 

Télécharger la brochure de présentation

Le patrimoine exceptionnel de Wallonie 2016-2019

Le Gouvernement wallon a arrêté le jeudi 6 octobre la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie.  Sa validité est de trois ans.

Parmi les 218 biens repris, 4 font leur première entrée. 

(Communiqué de presse du Ministre du patrimoine :)

  • l’ancien établissement thermal de la Ville de Spa, candidate au patrimoine mondial de l’Unesco dans le cadre d’un dossier conjoint avec d’autres villes thermales européennes ;
  • le Grand Théâtre de Verviers, appelé à jouer un rôle moteur dans le développement culturel dans le bassin de la Vesdre ;
  • la basilique Notre-Dame de Bon-Secours à Péruwelz, œuvre totale de style néo-gothique et lieu de pèlerinage actif à la frontière franco-belge ;
  • le Stade des Jeux et son Théâtre de Verdure à la Citadelle de Namur, réalisation unique en son genre.

Voir la liste 2016 complète

Nouvelle parution. Mining and Quarrying

Dans la collection Rapports / Archéologie, #5

Coll. UISPP Commission on Flint Mining in Pre- and Protohistoric times (2016), Mining and Quarrying. Geological Characterisation, Knapping Processes and Distribution Networks during Pre- and Protohistoric times.  Abstrat Book : 7th International Conference of the UISPP Commission on Flint Mining in Pre- and Protohistoric times, Mons, 28/9 et 1er/10/2016, Namur, 42p.

The aim of the Commission on Flint Mining in Pre- and Protohistoric Times in the International Union of Pre- and Protohistoric Sciences (UISPP) is to favour cooperation in the area of archaeological research upon siliceous rock mining, presenting and discussing methods and results. Fields of interest will embrace research upon different stages of “chaînes opératoires” of manufacture, specialisation of labour and circulation of raw materials, characterisation of raw material as well as investigation on flint mining sites belonging to Preand Protohistoric settlement networks.

 The 7th conference held in Mons and Spiennes (Wallonia, Belgium) after Paris, Madrid, Vienna, Florianopolis, Paris and Burgos offers the opportunity to return to one of the place of birth of this mining research tradition.

Disponible (gratuit) sur demande : com.patrimoine.dgo4@spw.wallonie.be

Bientôt téléchargeable sur ce site.

Classement du tombeau de Walthère Frère-Orban, à Liège

Walthère Frère-Orban, homme politique belge de premier plan au 19e siècle, fit ériger de son vivant, en 1891, un imposant monument funéraire de style néogothique en pierre de France, avec le souci de faire passer à la postérité les conceptions qui ont guidé sa vie... (lire la suite)

Journées d'archéologie en Wallonie

Vidéo

Journées d'archéologie wallonne

Namur, Palais des Congrès

De 8h15 (accueil) à  17h30 les 17 et 18/11/2016

Introduction par le Ministre du patrimoine (9:00) et ouverture consacrée aux enjeux et perspectives de l'archéologie en Wallonie (Inspecteur général du Patrimoine) puis, courtes interventions (15') sur les thèmes d'actualités 2016 : études et expérimentations, 1ers résultats et signalements, projets en cours, ...

Résultats de l'enquête de satisfaction - évaluation des Journées d'archéologie en Wallonie 2016

Pré-actes des Journées d'archéologie en Wallonie 2016

Programme

Nouvelle parution. Abbaye de La Ramée à Jauchelette (Jodoigne)

Eric DE WAELE, Patrice GAUTIER, Sabine LOICQ, Nicolas SERVAIS, Marie-Laure VAN HOVE & Didier WILLEMS (2016). L'abbaye de La Ramée Autour du moulin domestique et des étangs. Coll Vestiges #4, SPW / DGO4 / Patrimoine. Namur, 24 p.

 

Publié dans le cadre du projet Abbeys'Road du SPW / DGO4 / Patrimoine.  Diffusé à l'abbaye de La Ramée et à l'abbaye de Villers-la-Ville lors des Journées du patrimoine.

Cliquez ici pour télécharger l'ouvrage.  Il peut aussi être obtenu en version papier (gratuit) sur demande : com.patrimoine.dgo4@spw.wallonie.be

 

En 1216, des moniales cisterciennes s'établirent parmi les « ramées » (Rameia), dans la vallée de la Grande Gette, sur des terres offertes en donation par le seigneur Gérard Ier de Jauche.

 

À l'image de maintes institutions soeurs, l'abbaye connut au cours de ses huit siècles d'existence des heures de gloire et d'abandon.  Si aujourd'hui son blason redore à nouveau, certes en l'absence de toute communauté religieuse, c'est grâce à la volonté du propriétaire de « reconstituer » et mettre en valeur l'ensemble abbatial.

 

Aussi célèbre soit-elle, la littérature et les archives n'en ont pas révélé tous les secrets ; plusieurs questions subsistent, notamment à propos de son patrimoine immobilier. Déjà en 1983, V. Van Oeteren et collègues tentèrent par quelques sondages archéologiques de répondre à des inconnues liées à l'église ; ce fut une première approche qui ne demandait qu'à être exploitée par une fouille extensive.

 

Chaque étape de restauration, de mise en valeur ou tout simplement de construction, est devenue « prétexte » pour observer et étudier le moindre indice susceptible de compléter le puzzle de la connaissance. C'est dans ces contextes que le Service de l'archéologie en Brabant wallon (SPW – DGO4) est intervenu notamment pour le moulin domestique et les étangs ainsi que leurs abords immédiats. Le pas a été franchi ; d'autres interventions suivront.

 

Le fascicule qui vous est proposé par la Direction de l'archéologie à l'occasion des Journées du patrimoine en Wallonie, ayant pour thème le Patrimoine religieux et philosophique, n'est pas une synthèse, d'autres études devant compléter le corpus, mais une compilation illustrée des trois articles déjà parus dans la Chronique de l'Archéologie wallonne.

 

Didier Willems, Archéologue provincial

SPW / DGO4 / DE Brabant wallon, Service de l'archéologie

Nouvelle parution.  Abbaye de Villers-la-Ville

Éric DE WAELE, Frédéric HELLER, Marie-Laure VAN HOVE & Didier WILLEMS (2016).  L’abbaye de Villers-la-Ville  Un parcours archéologique.  Coll. Vestiges #5, SPW/ /DGO4 / Patrimoine.  Namur, 32 p.

Publié  dans le cadre du projet Abbeys'Road du SPW / DGO4 / Patrimoine. Diffusé à l'abbaye de Villers-la-Ville et à l'abbaye de La Ramée lors des Journées du patrimoine.

Cliquez ici pour télécharger l'ouvrage. Il peut aussi être obtenu en version papier (gratuit) sur demande : com.patrimoine.dgo4@spw.wallonie.be

 

Post tenebras spero lucem / Après les ténèbres, j'espère la lumière (Vulgate, Livre de Job,  17:12), telle est la devise de l'abbaye cistercienne de Villers-en-Brabant, l'actuelle Villers-la-Ville.

 

Le désespoir ferait place à l'espérance, le mal serait vaincu par le bien, la question engendrerait une réponse, et de l'enfouissement surgirait la révélation. Réflexions de novice certes mais, me semble-t-il, en adéquation avec le thème des Journées du Patrimoine 2016, à savoir le Patrimoine religieux et philosophique.

 

Nous écartant quelque peu de la portée spirituelle que revêt cette maxime, manifestement forte en signification puisqu'elle fut reprise par la Réforme protestante, nous pourrions  l'interpréter de manière plus « terre à terre », plus scientifique, plus… archéologique.

 

Si la destruction du patrimoine immobilier est engendrée par l'ambition des hommes (voir l'article sur le moine archéologue, p. 7), le souhait de (re)découvrir ce patrimoine, de le comprendre, le valoriser, dépend de la volonté de ces mêmes hommes de mettre à profit leur mémoire au sens large pour notamment définir leur avenir.

 

Faire renaître l'abbaye de Villers de ses ruines est utopique et insensé mais étudier celles-ci, voire les sauvegarder autant que possible, amène l'individu à prendre conscience du parcours humain et des bénéfices qu'il peut en tirer pour un épanouissement et une cohabitation constructive.

 

 

Didier Willems, Archéologue provincial

SPW / DGO4 / DE Brabant wallon, Service de l'archéologie

En cours : restauration sur patrimoine exceptionnel de Wallonie

Vidéo-reportage de Cultura Europa pour le SPW / DGO4 / Patrimoine

Abbaye Notre-Dame de Bonne-Espérance, à Vellereille-les-Brayeux (Estinnes)

Les travaux de restauration et de réaffectation de la sacristie s'inscrivent dans le contrat-cadre concernant la restauration de l'ancienne abbaye prémontrée , reprise sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie.

 La sacristie, un remarquable petit édifice polygonal de style néo-classique, fait l'objet de travaux importants notamment la restauration des décors intérieurs (stucs) et des menuiserise (un mobilier attenant particulièrement intéressant, contemporain de la consctruction).  C'est le sujet de ce reportage passionnant.

Des travaux d'aménagement très spécifiques leur succèderont de telle sorte que l'ancienne sacristie puisse accueillir les précieuses collections d'objets liturgiques rassemblées par le Centre d'histoire et d'art sacré en Hainaut.

28/9 au 1er/10/2016 : colloque Flint Mining UISPP, 28/10 : conférence Jacques PELEGRIN (CNRS)

Conférence de Jacques PELEGRIN (CNRS). Le mercredi 28 septembre à 20h une conférence exceptionnelle de Jacques Pelegrin (CNRS), spécialiste de la taille du silex, ayant pour thème “Les grandes lames en silex de l’Europe du Néolithique et alentour“ se tiendra dans l’auditoire Van Gogh de l’UMons (Campus des Sciences et de la Médecine, avenue du Champ de Mars). La conférence, accessible à tous et gratuite, se déroulera en français.

Colloque international “Mining and Quarrying. Geological Characterisation, Knapping Processes and Distribution Networks during Pre- and Protohistoric Times“.  

Les Mines de silex néolithiques de Spiennes, classées au patrimoine mondial (Unesco), constituent un témoignage exceptionnel de la technologie d’extraction du silex et de l’inventivité des populations du Néolithique.

Spiennes et le bassin de Mons, hauts-lieux de la préhistoire et de l’extraction minière, auront l’honneur d’accueillir la 7e conférence internationale de la Commission Mines de silex pré- et protohistoriques de l’UISPP qui se tiendra du 28 septembre au 1er octobre 2016.

Lieux :

28-29/9 : Muséum régional des Sciences naturelles de Mons (rue des Gaillers n°7, 7000 Mons), 21 communications et 13 posters.

30 / 9 et 1er /10 site archéologique de Spiennes (Minières de Petit-Spiennes et du Camp-à-Cayaux, Centre d’interprétation, le SILEX’S,…).

Cette rencontre regroupe 80 chercheurs issus de nombreux pays d’Europe mais aussi du Maroc et des Etats-Unis. Compte tenu de l’origine variée des chercheurs, la langue du colloque sera principalement l’anglais.

Cet événement se déroule sous l’égide du SPW / DGO4 / Patrimoine, et de la Commission Mines de silex de l’Union internationale des sciences pré- et protohistoriques (UISPP) en collaboration avec la Ville de Mons, la Société de Recherche préhistorique en Hainaut, le Muséum régional des Sciences naturelles de Mons, le SILEX’S, la cellule Sci Tech² de l’UMons, le Muséum d’Histoire naturelle de Bruxelles, l’asbl La Malogne et le Géoparc du Bassin de Mons.

Abstract des communications.  Un abstract vient d'être publié dans la collection 'Rapports / Archéologie' et sera disponble sur place.

 Le colloque en quelques chiffres

80 chercheurs issus de toute l’Europe mais aussi du Maroc et des Etats-Unis séjourneront à Mons du 27 septembre au 1er octobre 2016 ;

16 pays représentés : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Espagne, Etats-Unis, France, Hongrie, Italie, Maroc, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Serbie, Suisse et Royaume-Uni ;

21 communications et 13 présentations de posters.

10-11/9/2016.  Abbeys'Road du patrimoine

Le Département du patrimoine sera exceptionnellement présent lors des Journées du patrimoine dans dix abbayes de Wallonie pour vous donner des informations de première main sur la restauration de ces monuments ou les recherches archéologiques qui y ont eu lieu. Ce projet d'accueil et d'information dans les 5 provinces de Wallonie, c'est l'Abbeys'Road du patrimoine.

Rendez-vous aux points d'info du DPat dans 2 des 10 abbayes et participez au jeu Rallye Abbeys'Road organisé par le Département du patrimoine et les Journées du patrimoine

Plus d'information sur le site et sur les réseaux sociaux #Pat  #AbbR16

La restauration des monuments classés en 2015

4e édition du n° spécial de la Lettre du patrimoine.  La Direction de la restauration du patrimoine passe chaque année en revue les chantiers qu'elle a suivis.  C'est une bonne nouvelle : malgré la crise, en 2015, les propriétaires n'ont pas renoncé à entreprendre les travaux de restauration et d'entretien des monuments classés de Wallonie, vu le nombre de chantiers et les montants représentés. Le constat est le même pour le Petit patrimoine populaire wallon : l'intérêt des Wallons pour ces éléments marquants de leur cadre de vie reste bien marqué.
. Infos démarches et subventions : monuments classés


. Infos démarches et subventions : petit patrimoine populaire wallon

. N° spécial : 3 premiers numéros

Nouvelle et 14e FARCC (fiche d'aide à la rédaction des documents de marché (cahiers des charges)

Cette 14e FARCC fait l'état des connaissances actuelles et, en conformité avec l'évolution des pratiques, elle énonce les recommandations utiles en matière de crochets de sécurité ou de leur alternative, fréquémment utilisée aujourd'hui, le passe-barre et/ou passe-corde.De manière générale, sur les chantiers concernant la restauration de monuments classés, de nombreux couvreurs actifs dans le secteur confirment ne pas se fier systématiquement aux crochets de service présents in situ. Dès lors, la question se pose : est-il encore nécessaire de placer des crochets de service ?
Sachant que les principaux concernés ne les utiliseront probablement pas et que leur présence représente, malgré une bonne mise en œuvre, un risque ponctuel pour l’étanchéité de la couverture. Un cas n’est pas l’autre et chaque situation doit être étudiée spécifiquement.

Recrudescence de pratiques commerciales déloyales utilisant le nom de la Wallonie/Région wallonne

MISE EN GARDE

La Région wallonne n'effectue pas de démarchage que ce soit par téléphone ou au domicile des citoyens.

De nombreux témoignages parvenus via notre call center, le 1718, ou par e-mail, attestent d'une recrudescence de tentatives de tromperie du citoyen-consommateur. Selon ces témoignages, plusieurs sociétés tentent de vendre des panneaux photovoltaïques, des travaux d'isolation ou d'autres travaux économiseurs d'énergie, en faisant miroiter aux citoyens des audits énergétiques gratuits, des primes régionales « gonflées »  ou encore en invoquant des travaux d'isolation qui seraient devenus obligatoires en Wallonie pour toute habitation raccordée au réseau électrique.

Ces sociétés agissent souvent par l'entremise de call centers. Les interlocuteurs se disent mandatés par la Région wallonne pour réaliser une enquête auprès des citoyens sur leur consommation d'énergie ou pour effectuer des bilans énergétiques. Les sociétés visées utilisent parfois le logo officiel de la Wallonie/Région wallonne, pourtant protégé, ou son ancien logo (le W fléché) pour faciliter la tromperie.

Une fois la confiance du citoyen/consommateur acquise, la société commerciale, forte du rendez-vous obtenu, mettra tout en oeuvre pour vendre ses produits (très souvent des panneaux photovoltaïques) ou travaux économiseurs d'énergie et ce parfois même en dépit du bon sens.

Le Service public de Wallonie tient dès lors à préciser que :

- bien que leur coût puisse être réduit par l'obtention d'une prime, les audits énergétiques ne sont pas gratuits et ne sont pas « offerts » par la Région ; les audits qui peuvent faire l'objet d'une prime de la Région sont réalisés par des auditeurs agréés selon une procédure bien définie (PAE 2) ;

- bien qu'il y ait des exigences en cas de travaux soumis à permis d'urbanisme, la Région n'impose pas que toutes les habitations soient isolées dès lors qu'elles sont raccordées au réseau électrique ;

- actuellement, la Région n'effectue pas d'enquête auprès des citoyens sur leur consommation d'énergie ;

- lorsque la Région a l'intention d'effectuer une enquête par téléphone, des courriers sont envoyés au préalable aux citoyens pour leur demander l'autorisation de les appeler.

Le Service public de Wallonie souhaite également mettre les citoyens en garde contre ces pratiques qui peuvent être considérées comme constitutives de pratiques commerciales déloyales vis-à-vis des consommateurs, sanctionnées par le Code de droit économique du 28 février 2014. Ce Code interdit en effet les pratiques commerciales qui sont contraires aux exigences de la diligence professionnelle et qui altèrent ou sont susceptibles d'altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur. En tant que consommateur, il est d'ailleurs possible de déposer plainte auprès de l'Inspection économique via ce lien.

Le Service public de Wallonie invite encore les citoyens à bien identifier tout démarchage dont ils seraient l'objet en sachant bien entendu que la Région n'effectue pas de démarchage auprès des citoyens que ce soit par téléphone, par e-mail ou au domicile et n'a mandaté personne pour le faire.

Le Service public de Wallonie incite enfin les citoyens à former le numéro vert de la Wallonie, le 1718 (appel gratuit), pour être guidés dans leurs démarches dans le cadre de leur projet de rénovation ou de construction, et être orientés vers les différents services que la Région met à leur disposition pour répondre à leurs questions concernant la réglementation en vigueur et les aides disponibles en Wallonie en matière d'énergie et de logement. Ils pourront notamment être dirigés vers le Guichet Énergie Wallonie le plus proche pour y recevoir une information ciblée et des conseils techniques indépendants de toute marque commerciale.

Prix du paysage 2016 - 2017

Ce prix s'adresse aux associations, groupements, partenariats, collectivités locales ou autorités locales.  Le lauréat sera le candidat belge au Prix du Paysage du Conseil de l'Europe.

En savoir plus...

Sortie de presse.  Collection Rapports / Archéologie N°2

C. COQUELET, G. CREEMERS, R. DREESEN, É. GOEMAERE (coord.), Abstract book of the international conference ‘Roman ornamental stones in North-Western Europe. Natural resources, manufacturing, supply, life & after-life (Tongeren 2016). Coll. Rapports / Archéologie 2. Namur. 2016. 52pp.

This taste for ornamental stones, part of which were derived from the Mediterranean area, has generated
an important supply activity of products derived from provincial quarries. Where are these materials coming from?
What is their geographical distribution? What kind of social and economic mechanisms are playing here? What
kind of decorative elements have they been used for? What happened after abandonment of the buildings? Have the quarries still been active during post-Roman times? What is the importance of recycling?

Rapports / Archéologie n°2 téléchargeable

La cathédrale de Tournai à choeur ouvert

L’année 2016 voit se tenir à Tournai une exposition unique, destinée à marquer les esprits, mettant en valeur les résultats des recherches archéologiques 1996 - 2010 dans le sous-sol de la cathédrale Notre-Dame, patrimoine mondial de l'humanité (UNESCO).

Au cours cette préiode 1996 - 2010, qui a concerné les études préalables à la
restauration de la cathédrale et les premiers travaux dans ce domaine, des fouilles archéologiques,
dirigée par le Professeur Raymond Brulet, ont été conduites dans l’édifice et à ses abords.
Une exploration approfondie de son sous-sol s’imposait non seulement pour des raisons liées à des
enquêtes géotechniques mais aussi parce que ces opérations pouvaient menacer les vestiges du passé
enfouis dans les soubassements du bâtiment. Les fouilles ont révélé des éléments d’une grande valeur
scientifique permettant d’appréhender l’histoire même de la Cathédrale.

Informations complémentaires
Dossier de presse

Le Label du patrimoine européen Appel à candidature 2016

En 2015, la Belgique a reçu son 1er label du patrimoine européen pour le Mundaneum à Mons.  L'appel à candidature 2016 vient d'être lancé.

Plus d'information dans Patrimoine remarquable

Exposition au Grand-Curtius à Liège - Catalogue téléchargeable

Claire GOFFIOUL et al., Catalogue de l’exposition Des « barbares » dans l'Empire romain.  Témoignages des fouilles de l'établissement germanique de Nereth à Baelen, 2016, au Grand Curtius à Liège, Namur, 2016, 32p.

L’exposition Des « barbares » dans l’empire romain, visible au printemps-été 2016 au Grand Curtius à Liège, illustre le résultat des fouilles menées sur le site de Nereth à Baelen en 2003, lors de l’opération archéologique préalable aux travaux de construction de la ligne du TGV. Elle porte plus particulièrement sur une page de son histoire, celle de l’installation au cours de l’Antiquité tardive de peuplades germaniques en Gaule romaine. La présence d’une ou plusieurs familles germaniques est ainsi attestée à Nereth au 4e siècle, mais aussi celle de contingents militaires.

Cette exposition a été réalisée par le SPW – DGO4, Service de l’archéologie en province de Liège (DLg1), avec le concours du Service de l’archéologie en province du Brabant wallon (DBtw) et de la Direction de l’archéologie (DPat). Elle offre une explication illustrée des vestiges et bâtiments découverts sur le site. Le matériel archéologique présente les activités quotidiennes pratiquées comme l’élevage et l’agriculture, ainsi que les aspects d’ordre militaire. Des dessins accompagnant les objets permettent de les comprendre dans leur contexte d’utilisation.  Par ailleurs, des textes retracent l’histoire de la germanisation de la Gaule et guident le promeneur dans sa visite. Un parcours ludique, basé sur l’observation des objets exposés, est proposé aux enfants. Enfin, l’exposition aborde brièvement le thème d’autres découvertes remarquables effectuées à Baelen, liées à la paléométallurgie durant le Haut-Empire romain, avec la présentation de matériel et d’une maquette.

Un fascicule de 32 pages reflète le contenu de cette exposition.  Il est téléchargeable ici.
Il est aussi disponible sur simple demande à l’accueil du Musée.

Publication récente : Hors-série de la Chronique de l'archéologie wallonne n°10

La bibliographie thématique
(Répertoires bibliographiques des sites et trouvailles archéologiques)

La bibliographie thématique se présente sous la forme d’un inventaire raisonné, qui rassemble toutes les sources relatives à l’archéologie d’un territoire donné, dispersées dans de nombreuses monographies, revues et collections internationales, régionales et locales.


Elle détaille le contenu de ces sources et envisage systématiquement les aspects géographiques, chronologiques et thématiques.

Le n°10 - Liège est consultable ici
Les autres volumes parus sont consultables sur ce site.

Une nouvelle exposition disponible en prêt

Une nouvelle découverte, une plongée dynamisante dans notre passé?  Après le succès de la grande exposition Neandertal, l'Européen en Belgique et à l'étranger, une version synthétique est maintenant proposée. 20 panneaux, une vitrine et des facsimile  manipulables sont mis à votre diposition.  Ce matériel est prêté gratuitement et l'installation est aussi offerte.  C'est la plus récente des quatre expositions du Département du patrimoine qui sillonnent la Belgique. Site de l'exposition Neandertal 

Dossier technique
Autres documents téléchargeables

L'Inventaire du patrimoine de Wallonie

L’Inventaire du patrimoine de wallonie, une nouvelle approche, une méthodologie plus avancée pour cet ouvrage de référence entièrement numérisé, qui devient collaboratif www.ipic.be

Les Journées du patrimoine 2016

‘En vous ouvrant l’accès à plus de 600 lieux de visite, le double d’activités par rapport à l’année dernière, notre seul objectif est de vous permettre d’apprécier le génie humain à l’origine de ces innombrables  lieux de culte, de réflexion et de méditation.

Modestes ou grandioses, épurés ou exubérants, secrets ou ouverts à tous les vents... ils témoignent de l’ingéniosité des architectes, de l’habileté des constructeurs, de la qualité des décorateurs à travers les âges.’ William Ancion, Président des Journées du patrimoine

Publication récente : Hors série de la Chronique de l'archéologie wallonne N°9

La bibliographie de l'archéologie en Région wallonne se présente sous la forme d'un inventaire raisonné, qui rassemble toutes les sources relatives à l'archéologie de la Wallonie, dispersées dans de nombreuses monographies, revues et collections internationales, régionales et locales. Elle détaille le contenu de ces sources et envisage systématiquement les aspects géographiques, chronologiques et thématiques.

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Accès au site de la Chronique de l'archépologie wallonne

Le Pont Mativa, à Liège, vient d'être classé

L'ouvrage d'art a été réalisé en 1905 en béton armé selon le procédé Hennebique.  Cette passerelle à une seule arche (80 mètres de long, dont 55 de portée centrale) allie prouesse technique et recherche formelle, par une ligne tendue et élégante toute en simplicité. Sa vitesse de construction a été un exploit : trois mois, en plein hiver, sans assèchement du cours d'eau et d'exécution impeccable d'emblée. En 1905, c'est un ouvrage bien en phase avec l'image d'une Belgique industrieuse et à la pointe du progrès, qui fête alors ses 75 ans.

Namur : le Stade des jeux et le Théâtre de verdure protégés

Implanté au sommet de la citadelle de Namur, ce complexe voué dès l'origine à la culture et au délassement est dû à l'architecte Georges Hobé qui l'établit de 1908 à 1910.  Sa destination est double, au S-O, le Théâtre de verdure et ses gradins, au N-E, le Stade des jeux, les deux espaces étant désservi par une même longue infrastructure d'accueil. L'ensemble est maintenant classé (sauf l'esplanade). Illu : Ville de Namur